Et si ce qui se joue à l’extérieur était parfois ce que nous n’avons pas encore appris à contenir à l’intérieur ?
Quand je suis « hors de moi », dans la colère, par exemple, quelque chose en moi déborde. Je ne peux plus contenir ce que je ressens, alors je le mets dehors : sur l’autre, sur la situation, sur le monde.
Nous ne savons pas toujours nous contenir parce que notre Contenant est encore trop petit.
Je parle de contenir nos émotions, pas les réprimer, avoir un contenant infiniment élastique capable d’accueillir toute émotion, tout mouvement de colère, de tristesse, peur, joie, etc.
Nommer à voix haute… Fermer les yeux… Ouvrir son œil intérieur et décrire ce qui se passe à l’intérieur… fixer son regard à l’endroit où il est attiré… Décrire… Laisser la place se faire… Au moindre soupir, bâillement, manifestation respiratoire, ouvrir les yeux et recommencer.
Ce processus c’est quelques secondes.
Des secondes où l’on est secondé par une aide, une assistance, une force d’apaisement inouïe.
Ce processus c’est expérimenter directement ces paroles « Aide-toi le ciel t’aidera » et « Le royaume est en vous ».
Notre intériorité est tellement plus vaste que nous ne l’imaginons. Elle ressemble à l’univers : plus on y entre, plus elle semble s’ouvrir. Nos émotions peuvent y être accueillies sans avoir besoin d’être immédiatement exprimées, projetées ou transformées en actes.
C’est là que je vois une puissance particulière dans le Travail de Byron Katie.
Le Travail ne cherche pas à changer une situation, faire disparaître la colère ou toute autre émotion.
Il nous apprend à lui faire de la place, à regarder les pensées qui l’accompagnent, à les questionner.
Et quelque chose devient alors plus élastique en nous.
Notre « Contenant » s’agrandit.
Nous n’avons plus besoin de mettre dehors ce que nous pouvons accueillir au-dedans.
C’est cela « se contenir » : non pas se réprimer, se retenir ou se contrôler, mais devenir tellement vaste que l’on peut tout accueillir.
« Le royaume de Dieu est au-dedans de vous. » dit Jésus, le Travail nous apprend à l’habiter.
Non pas comme une idée spirituelle, mais comme une expérience très concrète :
Plus j’ouvre mon œil intérieur, plus je vois cette Force d’apaisement œuvrer. Elle est présente en chacun, prête à se manifester quand je la laisse prendre les rênes de mes débordements.
Cesser de vivre débordé.
Juste devenir Témoin.
J’aime imaginer que chaque Travail a un effet papillon sur le monde interconnecté dans lequel nous vivons.
Un effet boule de neige aussi.
En effet !
À la semaine prochaine à Saint-cricq-du-gave pour un Séjour Bleu, Effet Papillon