Le rôle du facilitateur

Le rôle du facilitateur

C’est ce qu’il y a de plus difficile à bien faire car nous avons des habitudes de communication différentes et même opposées au processus qu’enseigne Byron Katie.
Nous nous faisons la guerre avec les mots et ce sont ces mêmes mots qui nous font faire la paix.

Bienvenue aux volontaires !

Le facilitateur nomme souvent la personne,
pose toujours les mêmes questions,
invite à oui, non ou je ne sais pas pour les 2 premières questions,
ne pose pas la 2ème question si la personne a répondu “non” ou “je ne sais pas” à la première.

Le facilitateur est transparent : il ne pénètre pas dans l’histoire de la personne :
Les mots appartiennent à l’histoire de la personne et révèle son histoire,
Le facilitateur n’impose pas ses propres mots.
Il peut suggérer une réponse s’il a l’autorisation de la personne.
Il est attentif : il regarde la personne
Il fait le travail en même temps que la personne mais pour lui-même, il regarde en lui.

Quand la personne ne trouve pas d’exemple aux retournements, le facilitateur peut redemander une seconde fois « Est-ce que tu peux trouver un autre exemple à ce retournement ? (le redire) » en invitant à se détendre et à laisser l’information revenir à sa mémoire.
A chaque retournement, le facilitateur demande : “Est-ce que ça peut être vrai aussi ?”

Le facilitateur est attentif à ce que les mots opposés soient effectivement des contraires :
Il questionne :
“Est-ce que ..X… est l’opposé de …….Y……….?
Il peut suggérer un opposé si la personne n’a pas d’idée et lui demande de l’aide.
Il peut proposer son aide mais pas l’imposer.

ImpressionLe facilitateur est attentif au temps :
il ne s’éternise pas à poser toutes les sous-questions si la personne a besoin d’aller plus vite.
Il sait qu’un Work peut être court ou long.
Il sait que les émotions vont et viennent et assure une présence discrète et bienveillante.

Le facilitateur demeure patient : il n’oblige aucune réponse.
Il reste enraciné dans l’invitation bienveillante.

Il laisse la personne se révéler à elle-même; il a confiance que la personne peut le faire.
Le facilitateur est au service du processus : il a confiance que l’outil est parfait.
Son attitude permet à la personne de se sentir en paix et en sécurité même si des zones sensibles sont touchées, ce qui ne manquera pas de se faire. .

Le facilitateur sait que le processus agit à 100% quand la personne répond aux questions.
Il est confiant et n’a aucun doute sur les résultats du processus.
Mais il reste silencieux sur ce sujet et ne promet pas monts et merveilles.
Il laisse la personne découvrir la magie du processus qui opère pendant l’exploration et après.
Il sait qu’on ne fait pas le Work pour obtenir un résultat précis :
Il apprend à se laisser surprendre agréablement.

Le facilitateur est un témoin d’une neutralité bienveillante : il ne juge pas, il est comme une grande oreille.
Les effets du Work réguliers sont magie pure :
le facilitateur apprend à taire son enthousiasme et laisse se réjouir celui qui répond.

Le Work est un processus naturel de paix, de pardon : le facilitateur se réjouit d’être témoin de ce processus.

Le facilitateur développe naturellement une attitude d’humilité devant la puissance de ce questionnement.
Ce n’est certainement pas lui qui fait.

Le facilitateur considère la personne comme son égal et peut se questionner en même temps qu’elle.
Il est très à l’écoute et peut croire voir beaucoup plus de choses que la personne n’en est capable.

Le facilitateur pense en silence. Il y a les plus grandes chances que la personne entende ses silences. Le facilitateur devient de plus en plus conscient de la puissance du silence. Au fur et à mesure de son expérience, il se rend compte que “son” silence agit.
Le facilitateur n’impose pas sa vision, sa compréhension, il laisse la personne s’éveiller à sa propre compréhension. Le facilitateur n’intervient pas dans l’histoire de la personne.
Il ne cherche pas à mettre la personne en défaut.

Le facilitateur vérifie si les conseils ou les explications qu’il veut donner ne sont pas d’abord pour lui et peut donc demeurer encore plus dans l’écoute.

Le facilitateur développe des formes de subtilité attentive.
Il a conscience que les 2 en présence travaillent ensemble et peut-être autant l’une que l’autre.
Le facilitateur peut reconnaître que le Travail de la personne est aussi son Travail, une zone à mettre en lumière pour lui aussi.

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Le facilitateur est vigilant à ne pas poser des questions inadéquates.
Il sait qu’il est un apprenant et qu’il peut aussi faire des erreurs alors il développe clémence et bienveillance avec lui tout autant.

Le facilitateur et la personne se remercient mutuellement.
Ne perdez pas courage si vous ne vous pensez pas à la hauteur quand vous lisez toutes les qualités du facilitateur :
Qui a dit que nous devions être parfait ?
Chacun fait de son mieux et ce qui se passe est pour le mieux même si nous n’en sommes pas encore conscients.

Le facilitateur consciencieux peut faire un Travail sur les jugements qu’il a eu tout au long du processus de questionnement sur la personne et sur ses propres jugements.

Le “Work”, c’est d’apparence simple mais pas si facile.
Persévérons, les fruits sont instantanés et abondants.
Merci à Byron Katie.

 

« Faites l’expérience du Soutien indéfectible

que l’on peut réveiller en soi et autour de soi avec le travail de Byron Katie. »

Sylvie

 


Sylvie
Sylvie

Sylvie Boute, psychopédagogue, depuis 2008 au service de la diffusion du Work auprès des enfants, des adolescents et des adultes de tous âges.

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